Concert du 10 janvier 2020, médiation par Olivier Delaunay

L’homme de la route, Accordéon et clarinette

Bonjour à tous,

Et bon appétit !

Oh que j’espère que vous êtes affamés pour ce premier concert de l’année !

Au passage, permettez-moi de faire une impolitesse, de déroger un peu à la tradition du mois de janvier. C’est vrai quoi, on passe son temps à recevoir des voeux par-ci, des souhaits par-là, y’a un moment on a compris ! Personnellement je suis pour qu’on ne se dise rien de plus que bonne nuit le soir du 31 décembre. Je devrais vivre au pôle nord en fait. Là-bas on se souhaite bonne journée, bonne nuit et hop ! On s’est souhaité une bonne année…

C’est pourquoi je ne vous souhaiterai pas à mon tour une bonne année. Non, voilà, c’est décidé… Et toc, un coup dans la bonne ambiance…

Je ne vous souhaite pas bonne année messieurs dame, je vous ANNONCE bonne année !

C’est beaucoup mieux comme ça non ?

“Eh eh eh : bonne année!”
“Ah ouais? Ah mais c’est génial”
“Eh ouais c’est comme ça, je t’annonce que bonne année”

Bonne année avec les Caprices de Marianne en tout cas ! Chez vous vous faites ce que vous voulez, mais chez nous ça va être extraordinaire !

On a tellement de projets à réaliser en 2020 :

  • Un grand concert pédagogique avec les écoles de Pessac qui vont participer
  • Un grand projet avec l’hôpital Bergonié où nous interviendrons pendant près de dix heures à y faire écouter de la musique pour y adoucir les moeurs
  • Un projet à destination des femmes dans les quartiers des Terres Neuves à Bègles
  • Il y aura aussi tous les projets de proximité, toutes ces petites envergures qui font notre galaxie quotidienne et qui amènent musique et chaleur partout où elles passent.
  • Et bien sûr je n’oublie pas LE projet phare des Caprices en 2020 : notre grande exposition sensorielle, sonore et pédagogique, qui voit grandit chaque jour un peu plus et qu’on espère pouvoir inaugurer en avril dans sa forme la plus aboutie possible.

Bref, vous avez compris qu’en 2020 c’est pas le travail qui va manquer (je vous assure que je ne savais dans quoi je m’embarquais quand j’ai signé… 😉

Non ça n’est ni le travail, ni l’énergie qui va manquer, croyez-moi toute l’équipe est sur-motivée, gonflée à bloc, non ce qui va manquer c’est… vous savez quoi…

C’est pourquoi nous avons le besoin urgent de grandir, et pourquoi nous avons besoin de vous. Nous sommes en recherche de nouveaux adhérents, et quoi de mieux que d’aller les chercher dans ceux qui nous sont les plus fidèles, ceux dont on connaît maintenant par coeur les visages, mais dont on brûle d’envie de connaître les noms ! Je parle de vous là…

Vous trouverez donc à la sortie de ce concert une table spéciale adhésion où vous pourrez en quelques instant, auprès de Sigolène et d’Aurélie devenir ce que nous sommes : des capricieux !

Bon allez, trève de bavardages, passons au concret (tiens j’ai fait une faute de frappe?). Mais c’est vrai tiens que concret c’est l’anagramme de concert !

Passons donc au concert !

Aux origines de la cosmographie grecque, le bouclier d’Achille.

Forgé par Héphaïstos, ce bouclier rond donne l’image symbolique d’un monde circulaire où cinq plaques (deux de bronze encadrant deux d’étain et une d’or) pourraient évoquer les cinq zones à la surface du globe, tandis que le décor figure l’univers. « Il y montre la terre et le ciel et la mer, le soleil inlassable et la lune en son plein, et les astres, tous ceux dont le ciel se couronne : le puissant Orion, Hyades et Pléiades, puis l’Ourse qu’on appelle aussi le Chariot et qui, tournant sur place, épiant Orion, seule dans l’Océan ne se baigne jamais. » En même temps sont représentés la vie et le travail des hommes à la campagne et à la ville, la fête et la guerre. « À l’extrême bord du bouclier solide, il place l’Océan, le vaste et puissant fleuve. »

Homère, l’Illiade, Vème siècle av. J-C

Les savants, Calliclès, affirment que le ciel et la Terre, les dieux et les hommes sont liés ensemble par l’amitié, le respect de l’ordre, la modération et la justice, et pour cette raison appellent l’univers l’ordre des choses et non le désordre, ni le dérèglement. »

Platon, Gorgias, IVème siècle av. J-C

L’ordre des choses. Aux origines de notre civilisation, il y a donc l’idée que les choses sont ordonnées, qu’il y a un principe unique qui gouverne l’univers. Chez les Grecs ce qu’il y a de beau c’est qu’ils envisagent tout de façon si poétique qu’on ose pas leur dire qu’ils sont complètement à côté de plaque. On voit bien ce qu’ils veulent dire, on comprend l’idée, et la volonté est louable, mais leur système n’est pas plus qu’un calque humain que l’infini des possibles et le chaos véritable dépasse littéralement.

On ne peut pas leur en vouloir non plus quand on est musicien car ils nous mettent au centre de l’univers, et nous on aime bien ça! Oui parce que chez les penseurs grecs, le bouchon est poussé tellement loin qu’il envisagent l’univers divisé en cinq cercles concentriques sur lesquels les étoiles sont accrochées et dont l’écart (et donc la rotation) est le même qu’entre les notes de musique… Ok…

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