Concert du 5 juillet 2019 raconté par Sigolène Vicens

quatuor à vent

5 juillet 2019, nous nous retrouvons comme tous les mois au centre d’animation Saint Pierre pour notre concert sur le pouce. Aujourd’hui, le public découvre un Quatuor à vent qui vient semer la tempête sur le centre d’animation.

 

Aujourd’hui, c’est Sigolène Vicens chargée de production de l’association qui se lance dans l’exercice et nous raconte son concert avec ses mots …

 

Récit :

 

10h – arrivée au centre d’animation. le calme avant la tempête musicale

10h30 – arrivée des musiciens : sourires, café et bonne humeur. Les jeunes du centre préparent la salle de concert : rangement des canapés et déploiements des rangées de chaises.

Pour être tout à fait franche, je dois vous avouer que je préfère les répétitions au concert. Au concert, c’est beau, fluide, rien ne dépasse. Là, à 10h55, chaque musicien choisit la chaise qui lui convient le mieux (bois ou métal, incliné ou non), les chaussures qu’il va porter (avec ou sans talons) et se positionne dans l’espace pour fuir les rayons de soleil. A 11h03, on rigole d’un rythme raté, de la difficulté d’une pulsation trop rapide, du bonheur finalement de jouer ensemble. 11h17 on se titille, on se charrie, on se reprend. 11h32 on se plaint de la chaleur, le hautbois aimerait jouer pieds nus tandis que le basson a un problème d’anche.
Ces instants de travail, cachés, secrets, rendent les musiciens tout simplement humains. Se rendre compte de la difficulté de certains passages, que les musiciens ne maîtrisent pas tout, que leurs efforts sont intenses et que certaines questions, inutiles à nos yeux, sont pourtant essentielles et participent à la réussite du concert…

12h – le public commence à arriver malgré la chaleur écrasante, la cuisine (toujours très bonne !) se met en route. Un petit garçon de 4 ans vient écouter pour la première fois de sa vie un concert de musique classique. A côté de lui, une dame plus âgée, fidèle au rendez-vous, s’assoit à sa place habituelle. Des familles, des couples, des jeunes, des moins jeunes, des hommes, des femmes…

12h34 – Olivier, médiateur des Caprices, entonne sa présentation qui nous emmène dans la mythologie grecque et nous fait voyager au gré des vents du monde. Son écriture simple et mélodieuse fait sourire le public.

12h38 – Premières notes de la fantaisie de Mozart.

Autant certaines oeuvres me poussent vers la nostalgie, l’introspection ou encore la rêverie, autant les sons de ce quatuor à vent mettent en marche les rouages de mon imagination. Un bonhomme imaginaire se lance dans une aventure improbable, rebondissant au rythme de la clarinette et de la mélodie de la flûte. Les sons si ronds ont des allures de printemps et de fête.
Le programme proposé nous emporte tantôt dans du classique classique, tantôt dans des sonorités plus contemporaines et abstraites, ou encore dans une danse de couple jouée à 4 vents.
Si j’osais, je dirai « Autant en emporte le(s) vent(s) »…

13h26 – Dernières notes de l’east Dance Suite de Seiber

Courageux et trempés, ils se lancent dans un bis, dont l’air connu me trottera en tête toute la journée.

Comme à chaque fois, le concert est maîtrisé, parfaitement joué…on devine à peine les efforts (pourtant si nombreux) des musiciens.
Comme à chaque fois, le public semble comblé.
Comme à chaque fois, je regarde la salle, émue d’avoir la chance de participer à ce moment hors du temps, cet écrin de musique, ce partage si facile.
Comme à chaque fois, je saisie l’importance de faire exister ces moments et de les partager à toujours plus de monde.

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